Association MÉTABOLE
• Valeurs, orientations et principes d'action •
1/ VALEURS DE RÉFÉRENCE
L'association MÉTABOLE poursuit son but et déploie ses moyens en référence aux valeurs déclinées dans :
- La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789),
- Le préambule de la Constitution française (1946),
- La Déclaration universelle des droits de l'homme (1948),
- La Déclaration des droits de l’enfant (1959),
- La Charte européenne des droits fondamentaux (2000),
2/ ORIENTATIONS ET PRINCIPES D'ACTION
Les valeurs auxquelles se réfère l'association MÉTABOLE se déclinent dans les orientations et les principes d'action suivants :
L'humain au cœur des projets et de l'organisation : Pour les personnes accueillies, c'est affirmer la primauté de leurs attentes et de leurs besoins dans l'élaboration, la mise en œuvre et l'évolution des projets d'établissements et de services et des projets personnalisés.
Pour les professionnels, c'est affirmer que la qualité du service rendu aux personnes accueillies dans les établissements et les services passe par la considération des professionnels qui y interviennent. Pour l'employeur qu'est MÉTABOLE, cette orientation implique la reconnaissance du fait que si travailler c'est « produire » et « subvenir à ses besoins », c'est également « être », c'est-à-dire exister et s'accomplir.
Placer l'humain au cœur de MÉTABOLE, c'est faire de l'association et de ses activités des lieux d'épanouissement et de promotion de chacun.
L'adolescence comme champ principal d'intervention : ll s'agit ici d'affirmer, d'une part la singularité et la juste place de cette période déterminante de la vie - longtemps méconnue, voire ignorée - que Philippe Jeammet définit comme « la réponse de la société au phénomène physiologique qu'est la puberté » et, d'autre part, un savoir-faire et une expertise qui, pour être effective, ne saurait se déployer sur tous les âges de la vie.
La clinique comme élément déterminant de la pensée et de l'action : En effet, faire de « l'observation et la pratique au chevet du patient » le guide des processus d'analyse des situations et de l'action est la meilleure façon de garantir que les projets demeurent effectivement au service des personnes accueillies. Il s'agit là de la principale doctrine professionnelle de l'institution.
L'accompagnement psychosocial comme conséquence du nécessaire décloisonnement des pratiques : L'adolescence est une période de crise de maturation de la personnalité qui se caractérise par un ensemble de remaniements et de bouleversements tant physiques que psychiques, sociaux, familiaux, etc. Ce bouillonnement subjectif s'accommode mal des cloisonnements traditionnels des pratiques professionnelles et des disciplines auxquelles elles sont adossées. Cette nécessité de décloisonnement a conduit MÉTABOLE à développer une clinique et une pratique psychothérapique innovante : l'accompagnement psychosocial - conduit par un professionnel unique psychologue-psychothérapeute - qui articule accompagnement socio-éducatif et psychothérapie.
L'innovation comme posture et comme source de créativité : L'innovation, tant au niveau des réponses proposées que des pratiques professionnelles, apparaît comme une posture pertinente face au caractère fondamentalement subversif de l'adolescence qui tend à s'exprimer hors des règles fixées et des cadres proposés. En tant qu'elle est synonyme de mouvement et sollicite la créativité, l'innovation est garante de vitalité institutionnelle.
La qualité du service rendu au meilleur coût comme but de la rationalisation des dépenses : La prise en compte de la limitation des financements publics doit nous conduire à rationaliser les dépenses de façon à arriver à un « meilleur coût » qui permet à l'institution de garantir la qualité du service rendu et son adaptation à l'évolution des besoins, plus qu’à un « moindre coût » qui ne produit qu'une économie à court terme et dont l'expérience montre qu'il s'accompagne inévitablement d'une dégradation du service rendu et des conditions de travail.
La gestion au service des projets d'établissement et de service : À l'heure où la gestion tient une place de plus en plus importante, cette orientation rappelle qu'elle n'a de sens et de raison d'être qu'en tant qu'elle sert les projets d'établissements et de services, c'est-à-dire la personne accueillie. La gestion est et doit demeurer un moyen et non une fin.
La décentralisation au cœur de l'organisation : Parce qu'elle rapproche les lieux de décision de la personne accueillie, l'organisation décentralisée sollicite fortement le sens des responsabilités et les compétences de tous les professionnels et permet que le projet consistant à « faire advenir du sujet » ne se limite pas aux personnes accueillies, mais traverse aussi l'institution à tous ses niveaux.
La non-stigmatisation des espaces institutionnels : Qu'il s'agisse des bureaux, des lieux de vie ou des personnes accueillies, elle favorise leur inscription au cœur du tissu social et permet de surcroît de leur proposer un mode de vie ordinaire, au plus près de la réalité.
Le partenariat comme méthodologie de l'action : Partir des besoins de la personne accueillie c'est être en mesure de répondre à des situations très diverses. Plutôt que de tenter d'y répondre en interne , il s'agit de solliciter les partenaires les mieux à même de répondre à chacun des besoins repérés, en privilégiant les dispositifs de droits communs. Dans ces conditions, le partenariat n'est pas seulement une orientation, mais une véritable méthodologie de travail.
Agir sans se substituer : Il s'agit là d'éviter de mettre en œuvre des pratiques qui, au nom de la protection, mais aussi de l'efficacité, tendent à se substituer plus ou moins à la personne accueillie. Être résolument aux côtés de la personne accueillie, passeur attentif et bienveillant ; favoriser son autonomisation en évitant toute surprotection qui isole et ne prépare finalement pas à la réalité de la vie en société.



